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L’histoire de La Cour, remonte au début du XIIIe siècle, en 1237, avec le premier seigneur, Robert de Sainte-Jame, sergent Royal, qui associé à Adam de la Meneteuse, exerçaient des fonctions qui équivalent aujourd’hui à celles d’huissier et d’officier de police judiciaire.

En l’an 1400, Guillaume de Sainte-Jame se fait représenter par son fils puiné, Guillaume, aux assises de Cordouan dont relevait la seigneurie paroissiale.

Guillaume de Sainte-Jame, seigneur du lieu, participa aux grands pèlerinages de Notre-Dame de la Fontaine et du Mont Saint Michel en 1403 et 1404.

Puis se succédèrent les seigneurs et les chevaliers qui firent évoluer les lieux fonction des conflits locaux.

Au cours des siècles, le château de La Cour, évolue, pour devenir ce qu’il est aujourd’hui.

Un « aveu » de 1665, décrit l'ensemble. La maison seigneuriale de La Cour, comprend y lit-on :« un ancien corps de logis, un pavillon au bout, une tour servant d’escalier, une autre maison servant d’étable appelée « La Forge », un portail à double portes de muraille servant à pont-levis avec un pont de bois, une fuye à pied servant de fortification et flanc au dit portail les fossés et les douves »

Jusqu’en 1681, La Cour de Sainte-Gemmes possédait également les terres de Poillé à proximité de la route d’Evron. Ce fief fut à une certaine époque dans la mouvance de Cordouan ; en 1580 il était qualifié « de domaine d’hébergement, moulin et fourneau à fer ».

Puis arrivent le règne des Champagné et des Rivau….

Les Rivaux et les Champagné ont acquis par ailleurs vers 1680 La Cour de Sainte-Gemme où étaient gravées leurs armoiries sur un cadran solaire horizontal, en ardoise, en place dans le potager du château.

Ce cadran solaire, était complété en ses angles de deux dauphins affrontés, couronnés d’une couronne delphinale d’un caractère héraldique.Les deux familles, Maine et Anjou, avaient pris soin de se faire maintenir nobles d’ancienne extraction en 1666.

Le 8 mai 1732, Henry-François de Biars, seigneur de l’Hommois, officier du régiment du Roi, devient propriétaire des lieux de par son mariage avec Marie-Charlotte du Rivau. Tous deux décédèrent au château et furent inhumés dans le cimetière qui existait autour de l’église, peu de temps avant la révolution, la dalle d’ardoise qui recouvrait leurs restes a été transportée avec leurs ossements dans le nouveau cimetière situé à la sortie nord du village.

En 1893, Mademoiselle Aimée de Sarcé, petite fille de François de Biars et de sa femme Marie-Charlotte du Rivau, décède au château. Mademoiselle en avait fait la maison la mieux connue des pauvres à dix lieues à la ronde. On n’oubliera pas d’ici longtemps la figure sympathique et les haillons vénérables de celle qui fut la charité incarnée. Son corps est enterré dans le nouveau cimetière dans le même caveau que ses grands parents.

La terre de Sainte-Gemmes est échue à la fin du XIXe à la famille de Baglion de Poitier. Originaires d’Italie, les Baglioni étaient en 1480 les Maîtres de Pérouse ; l’un d’eux s’attacha à la fortune de Louis II d’Anjou pendant sa campagne de Naples, le suivit en France et se fixa en Mayenne.

Le XXe siècle préserva le château des conflits mondiaux. Les quelques propriétaires qui s’y succédèrent apportèrent peu de modification à l’existant. Seule la tour d’escalier nord et le pont-levis ont disparu.

Aujourd’hui, Alain et Marie-Christine LEVEJAC, nouveaux propriétaires, vous accueillent à La Cour dans des chambres d’hôtes et un gîte agréables et raffinés. Les douves en eau, le vieux pavillon de défense, les jardins à la française donnent à l’ensemble de la propriété une nuance de mélancolie rêveuse où il fait bon de se ressourcer.

 
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